ENSAD 4Cs : Celebrating Craft for social Change

4Cs : Celebrating crafts for social change

4Cs, c’est quoi ? : 

4Cs : From Conflict to Conviviality through Creativity and Culture est un projet de coopération européenne cofinancé par le programme Creative Europe de l’Union européenne. Les 4Cs cherchent à comprendre comment la formation et l’éducation en art et culture peuvent constituer des ressources puissantes pour aborder la question des conflits et pour envisager des façons créatives de traiter les phénomènes conflictuels, tout en contribuant au développement du public par une participation active. Le projet vise à faire progresser le cadre conceptuel du dialogue interculturel et à renforcer le rôle des institutions artistiques et culturelles publiques dans la promotion de la solidarité par la diversité culturelle et les rencontres interculturelles.

Celebrating Crafts for social Change :

Avec l’aide d’une équipe de concepteurs et d’enseignants, des artisans migrants et des étudiants imagineront et co-créeront plusieurs modèles pédagogiques de transmission de ” métiers itinérants ” et concevront des ” objets manifestes ” qui illustrent ces approches. Ces objets sont discursifs et matérialisent un échange culturel avec une narration spécifique.

AU PROGRAMME :

+ Atelier “Quelque chose de nouveau”

Durée de l’atelier: 1h30
Nombre de participants maximum : 5
Samedi 11 mai et dimanche 12 mai 2019 à 15h

Atelier maquette pour co-imaginer un espace urbain, par Ibrahim Adam, architecte modéliste, et les étudiants Léa Renard, Victor Campion, Oscar Gougenot, Seokyung Choi et Y-nhien Vo-duy.

Les participants auront en leur possession une bibliothèque de formes et de matières, qu’il s’agira d’assembler, composer librement pour faire architecture, et ainsi co-construire avec Ibrahim « Quelque chose de nouveau ».

Ibrahim Adam, né au Soudan, est celui que l’on peut qualifier de rêveur. Il étudie la céramique et la porcelaine, pour s’intéresser ensuite à l’architecture et finalement développer un travail de maquettes à l’échelle de villes, qu’il donne à voir comme « quelque chose de nouveau ».
Ce « quelque chose de nouveau » se traduit par la méthode de construction des maquettes qu’il a mise en place par l’assemblage et la composition spontanés d’éléments disparates (bouts de bois, papiers, mousses, objets de consommation, etc.). Ibrahim souhaiterait ériger des bâtiments dont le potentiel habitable n’est dicté que par les formes et parfois les matières qui les composent. Ils deviennent alors successivement école, hôpital, immeuble, hôtels pour composer une ville nouvelle*.

L’atelier monté et développé avec Ibrahim propose ainsi d’explorer sa méthode de travail et ainsi enrichir, co-construire une nouvelle vision de l’architecture et de la ville.

*Inspiré par les bâtiments modernes comme ceux du parc de la Villette, la Défense ou encore Dubaï, le travail de composition d’Ibrahim tend à s’éloigner des constructions en parpaings qu’il qualifie d’anciennes.

+ Atelier “ Château de plâtre”, atelier de sculpture narrative en plâtre.

Durée de l’atelier: 2h
Numéro de participants maximum : 5
Samedi 11 et Dimanche 12 mai 2019 à 15h

L’atelier de transmission est l’occasion pour 5 participants de découvrir durant 2h les étapes d’une méthodologie unique de travail en réalisant une œuvre à la manière de Bassam.

Par Bassam Salwkha, artiste plâtrier et les étudiants Alphee Grand et Adrien Buyokodabas.

Bassam Salwkha est syrien, à l’origine artisan-staffer, il travaillait l’ornement architectural dans des bâtiments officielsSon exil a été l’élément déclencheur de son travail actuel. Son histoire personnelle l’a amené à transposer sa pratique vers la création artistique, par le biais de sculptures narratives, émotionnelles.
Le travail de Bassam est caractérisé par une approche spontanée et sensible de la sculpture mêlant le vécu et l’imaginaire de l’artiste.
Les étudiants ont accompagné Bassam, en étant, dans un premier temps, observateurs, à l’écoute de la culture, de la technique et du travail artistique de Bassam. Ensemble ils ont cherché à décomposer le processus de travail de l’artiste qui passe par l’élaboration d’une histoire, la construction d’un élément architectural et sa mise en forme plastique. Afin de développer le potentiel de transmission de sa technique, les étudiants ont élaboré un dispositif de méditation au sein duquel, le participant est invité à découvrir le savoir-faire de Bassam à partir d’une histoire personnelle faisait émerger des volumes architecturaux.

+ Atelier Karim Ruhullah, à la découverte du tapis afghan par une initiation aux noeuds et motifs

Durée de l’atelier : 2h30
Numéro de participants maximum : 12
Samedi 11 mai et dimanche 12 mai 2019 à 15h00


Par Karim Ruhullah, tapissier et les étudiantes Chloé Dutruc-Rosset, Natalia Pageau et Alexandra Penteado.

Pendant l’atelier l’artisan tapissier fera une démonstration pratique sur son métier à tisser traditionnel et à l’aide des étudiantes les visiteurs pourront apprendre comment composer les nœuds, les lignes de nœuds et les motifs qui constituent un tapis afghan.

Karim Ruhullah noue des tapis depuis son plus jeune âge car en Afghanistan le métier de tapissier est une histoire de famille. Sa pratique demande beaucoup d’habilité et de persévérance afin de pouvoir créer des motifs riches de sens et de détails.
Lors du cours-atelier, Ruhullah a approfondi avec les étudiants les connaissances théoriques de son métier, notamment ils ont entrepris de nombreuses recherches sur l’histoire de la tapisserie en Afghanistan et en France. Cette expérience a été pour lui une véritable révélation et lui a permis de co-développer des nouvelles méthodologies de transmission de son métier, plus interactives et intuitives et ainsi de compléter sa pratique.

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